Le frieze en haut de l'entrée principale de l'église.
Photo par T. E. Smith-Lamothe


L'Église Unie du Canada est l'une des nombreuses confessions de la tradition chrétienne ; cette tradition a vu le jour avec les disciples de Jésus, suite à sa mort et à sa résurrection, il y a plus de 2 000 ans et s'est considérablement développée et diversifiée au cours des siècles.

Ce sont des différences théologiques et de pratiques rituelles qui ont mené aux trois grands courants d'Églises chrétiennes que nous connaissons aujourd'hui : le catholicisme, le protestantisme et l'orthodoxie. Chacun de ces courants ont en commun de se fonder sur la vie, la mort et la résurrection de Jésus ainsi que sur le témoignage de ses premiers disciples. Par exemple, l'Église catholique romaine établit un lien direct entre Pierre, le disciple de Jésus, et les papes jusqu'à aujourd'hui.

Historiquement, les Églises catholique et orthodoxe se sont séparées au début du deuxième millénaire. Aussi, c'est au 16e siècle, que Martin Luther et les personnes qui partageaient sa vision des choses se sont séparés de l'Église catholique romaine débutant ainsi le mouvement protestant à l'intérieur duquel se sont créées de nombreuses confessions chrétiennes dans de nombreux pays.

L'Église Unie du Canada est l'une de ces confessions. Sa naissance remonte à 1925. Cette année-là, trois de ces Églises protestantes présentes au Canada, l'Église méthodiste, l'Église congrégationaliste et l'Église presbytérienne au Canada (au fait, plus exactement seulement les deux tiers de cette dernière Église) se sont fusionnées pour fonder l'Église Unie du Canada.

L'écusson sert officiellement à identifier l'église Unie. C'est pour cela qu'on le trouve sur les documents légaux, les certificats d'ordination et les autorisations d'administrer les sacrements. Il a été dessiné par Monsieur V.T. Mooney, ancien trésorier de l'église.

Pour les membres de notre église, cet insigne constitue un rappel historique et spirituel. Sa forme ovale évoque celle du poisson, forme que les premiers chrétiens et chrétiennes utilisaient pour s'identifier. Les initiales des mots "Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur" formaient en grec, le mot poisson. Le X, au centre de l'insigne, est la première lettre du mot Christ en grec et est traditionnellement utilisé pour le désigner.

La Bible ouverte représente les églises congrégationalistes qui mettent l'accent sur la vérité de Dieu qui libère. De cette confession nous avons hérité d'une liberté de prophétisme, d'un amour de la liberté spirituelle, d'une conscience du pouvoir créateur du Saint-Esprit et d'une tradition d'engagement pour la justice sociale.

La colombe, emblème du Saint-Esprit (Marc: 10) qui transforme, a été la marque de l'église méthodiste. D'elle nous avons reçu un héritage de zèle évangélique, de préoccupation pour la rédemption de l'humanité, de chaleureuse communion chrétienne, de témoignage d'expérience spirituelle et de ministère de chant sacré.

Le buisson ardent est le symbole presbytérien. Il nous rappelle le buisson qui brûlait sans se consumer (Exode 3: 2) et symbolise l'église indestructible. Le presbytérianisme nous a légué un grand respect pour la dignité du culte, pour l'éducation de tous, pour l'autorité de l'écriture et pour l'église comme corps du Christ.

L'alpha et l'omega, dans la partie inférieure de l'écusson, représentent la première et la dernière lettre de l'alphabet grec. Elles symbolisent le Dieu éternel, vivant et tout-puissant (Apocalypse 1:8).

Enfin, les mots latins "Ut omnes unum sint" signifient "Que tous soient un", et nous rappellent que nous sommes à la fois une église unie et unifiante.

La traduction en français de "L'église Unie du Canada" fut autorisée par le Conseil générale de 1980 et ajoutée à l'écusson.

Texte tiré du site de l'Église Unie du Canada.

Notre Histoire

L'Église Unie St. James de Montréal a été classée monument historique national canadien et édifice religieux à valeur patrimoniale du Québec.

Ses origines remontent aux sept membres de la première congrégation méthodiste montréalaise fondée en 1803. Au départ, les méthodistes constituaient un mouvement de reforme à l'intérieur même de l'Église anglicane.

L'actuel édifice est la quatrième résidence de la congrégation Il a été construit en deux ans entre 1887 et 1889 après que la congrégation eut pris la décision de quitter la rue Saint-Jacques (St. James Street d'où le nom). Au moment de sa construction, St. James était la plus grande église méthodiste du Canada, avec pas moins de 2000 places assises.

L'extérieur du bâtiment évoque le style architectural des grandes cathédrales gothiques françaises, tandis que l'intérieur s'inspire du style "Akron", populaire pendant la seconde moitié du 19 e siècle parmi les presbytériens, les baptistes et les méthodistes de l'Amérique du nord   mais unique à Montréal. Au centre du sanctuaire, la chaire et la table de communion se retrouvent devant la tribune du choeur.

La grande orgue de l'église a quatre claviers, 64 pistons et des milliers de tuyaux. Sa fabrication remonte à 1891 et il a été entièrement remis à neuf en 1938 par les frères Casavent qui continue à en assurer l'entretien.

La musique joue un rôle important dans la vie quotidienne de St James. Les chanteuses comme Maureen Forrester et Karina Gauvin ont commencé leur carrière de soloist avec le choeur de l'église. The People's Gospel Choir of Montréal est basé à St. James et participe régulièrement dans les offices. Et le Chœur des enfants du monde crée par l’église et la Mission communautaire de Montréal de l’église unie du Canada prépare les futurs générations de chanteurs.

St. James est l'hôte de nombreux concerts pendant l'année. Des organistes de renom comme E. Power Biggs, Simon Preston, Fernando Germani et André Marchal ont donné des représentations à St. James. Lynnwood Farnham, Raymond Daveluy et Bernard Lagacé ont fait leurs débuts Montréalais à cet endroit.

En 1925, les méthodistes, les congrégationalistes et une majorité de presbytériens du pays se sont regroupés pour former l'Église Unie du Canada, soit la plus importante confession protestante du pays. La congrégation a alors pris le nom de l'Église unie St. James.

Les méthodistes avaient une tradition de participation active dans la vie de la communauté. Les membres de St. James se sont battus contre l'esclavage dans l'Empire britannique et aux États-unis. La célèbre abolitionniste Harriett Beecher Stowe a prononcé un discours à partir d'une chaire maintenant installé dans la salle paroissiale de l'église. Des membres de la congrégation étaient avec d’autres Protestants de Montréal parmi les fondateurs du premier YMCA d'Amérique du Nord et ont activement fait campagne pour favoriser le vote des femmes dès le début du 20e siècle.

Et la tradition continuait après 1925.

Le Révérend Lloyd C. Douglas, auteur de romans populaires comme The Robe et Magnificent Obsession exerçait son ministère à l'église St. James. Ses homélies radiophoniques étaient populaires à Montréal à la fin des années vingt et le début des années trente.


Le grand vitrail en souvenir des centaines de nos membres qui étaient dans les forces armées canadiennes pendant la premiere guerre mondiale. Inscrite est la citation: "Soit fidèles jusqu'à la mort, et je te donnerai la vie comme prix de ta victoire." Apocalypse 2:9.

L'église a accueilli des soldats en route pour l'Europe pendant les deux guerres mondiales et, en 2001, l'office commémoratif officiel du gouvernement du Québec a été tenu à St. James après l'attaque contre le World Trade Center de New York. Et nous marquons la morte de chaque soldat Canadien en Afghanistan.  

La congrégation administre avec ses partenaires de nombreux programmes d'assistance pour les sans-abri, les personnes du troisième age et les pauvres de la ville. Elle est de plus l'hôte de plusieurs organismes communautaires ainsi que de nombreux ensembles musicales.

En 1926, des édifices commerciaux ont été ériges à titre « provisoire » en avant de l'église pour permettre la congrégation de toucher des revenus. Les circonstances ayant changées, ces bâtiments ont été démolis en 2005 et la façade splendide de St. James se révèle encore aux passants de la rue Ste Catherine.

Voir des photos pris avant, pendant, et après la démolition des édifices commerciaux et la restauration de l'église.

For plus sur l'histoire de St. James, veuillez consulter le document Le patrimoine vivant de l’église unie Saint-James (format PDF).